campaign
À découvrir dès maintenant : apportez de la transparence au processus rédactionnel avec Turnitin Clarity
En savoir plus
cancel
Étude de cas   ·  

De la stratégie au déploiement à grande échelle : comment l’UCLouvain a conçu son modèle d’évaluation hybride idéal avec Gradescope

L’UCLouvain associe des modalités d’examen traditionnelles à un outil moderne qui met la correction au service de l’apprentissage et allège le travail des enseignants.

Pour les universités, l’enjeu est clair : intégrer l’innovation technologique sans fragiliser des pratiques traditionnelles bien établies. À l’Université catholique de Louvain (UCLouvain), la plus grande université francophone de Belgique et l’une des plus anciennes d’Europe, de plus en plus d’enseignants constatent qu’une stratégie d’évaluation hybride donne les meilleurs résultats.

À l’UCLouvain, les équipes enseignantes disposent des ressources nécessaires pour garantir la fiabilité des évaluations. Il existe aujourd’hui un large éventail de modalités d'évaluation. Pourtant, à l’UCLouvain, étudiants et enseignants continuent de privilégier un format éprouvé et familier : l’examen sur table, en présentiel, sur copie manuscrite. Mais lorsqu’il fallait traiter un volume important de copies, les difficultés devenaient plus nettes. Il fallait alors gérer cet afflux sans compromettre l’homogénéité ni la cohérence de la correction.

L’enjeu:

Renforcer l’efficacité de l’évaluation dans les cours à fort effectif

De nombreux cours à l’UCLouvain comptent plus de 100 étudiants, et les effectifs peuvent être encore plus élevés dans certains d’entre eux.

Il arrive que certains de nos examens réunissent jusqu’à 500 étudiants, et la gestion d’épreuves sur papier s’avère extrêmement complexe, en particulier lorsque plusieurs correcteurs sont mobilisés », indique Yves Deville, professeur d’informatique et conseiller du recteur pour l’université numérique. « Il fallait aussi organiser les retours aux étudiants et gérer les critères d’évaluation afin d’en garantir l’application cohérente de la première à la dernière copie.

Ces difficultés se traduisaient concrètement par :

  • Des contraintes administratives lourdes et chronophages : l’équipe devait répartir les copies papier en plusieurs lots afin que chaque enseignant corrige sa partie. Les informations étaient ensuite saisies dans un tableur, puis regroupées pour effectuer les calculs.
  • Des possibilités limitées d’accompagnement individualisé : la correction des épreuves manuscrites s’échelonnait sur plusieurs semaines, ce qui limitait la capacité des équipes enseignantes à formuler des retours approfondis et personnalisés, pourtant essentiels à l’apprentissage.
  • Des délais importants dans les retours pédagogiques : les étudiants devaient attendre longtemps avant de recevoir un retour personnalisé, au risque de ralentir leur dynamique d’apprentissage.
  • Des risques de subjectivité : les équipes de correction s’efforçaient d’appliquer une grille d’évaluation commune, mais en l’absence de dispositif objectif de supervision, les interprétations pouvaient varier. Les étudiants pouvaient alors s’interroger sur l’équité de l’évaluation et craindre certains biais.

Certains cours en sont venus à s’appuyer uniquement sur des examens à choix multiple, au détriment de la qualité de l’évaluation.

Nous avons fini par privilégier les QCM avec correction automatique, parce que la correction manuelle demandait trop de temps et d’efforts, explique Yves Deville.

Les QCM permettaient de réduire le temps de correction, mais sans offrir la richesse contextuelle ni le niveau de nuance des questions ouvertes.

La solution:

Associer les pratiques d’évaluation traditionnelles à un outil moderne

À l’UCLouvain, les difficultés de correction ont perduré, non sans frustration, jusqu’à ce qu’un collègue fasse découvrir à Yves Gradescope, une solution Turnitin.

Conçu pour exploiter des numérisations d’examens manuscrits, Gradescope propose des grilles d’évaluation collaboratives, une correction assistée par l’intelligence artificielle et des outils d’analyse détaillés. Ces fonctionnalités rationalisent les tâches manuelles et permettent aux étudiants de recevoir des retours rapides, cohérents et détaillés.

Dix membres des équipes pédagogiques de l’UCLouvain ont participé à une phase pilote de Gradescope menée sur la durée. À l’issue d’une année d’expérimentation, Yves souhaitait déployer la solution dans l’ensemble de l’université.

Une fois l’outil utilisé, il était évident qu’il nous convenait, se souvient-il.

La facilité de prise en main de Gradescope a favorisé son adoption. Pour accompagner l’adoption, Yves et ses collègues ont mis en place une campagne d’information dans le LMS de l’université, avec une démonstration du produit et un espace de questions-réponses visant à répondre aux interrogations. Ces ressources ont suffi à montrer aux équipes pédagogiques la valeur ajoutée de Gradescope et à en faciliter l’intégration dans les pratiques de correction existantes.

Les résultats:

Accélérer les cycles de correction et de retour

L’UCLouvain s’est rapidement approprié Gradescope. Aujourd’hui, près de 2 000 membres des équipes pédagogiques ont corrigé 700 000 examens et devoirs répartis sur 3 500 cours. Plutôt que de répondre à une démarche imposée par l’institution, l’adoption s’est faite naturellement, au fil des échanges entre enseignants qui partageaient leurs réussites et leurs retours d’expérience.

Tous les enseignants qui utilisent Gradescope se montrent très satisfaits, indique Yves Deville. La meilleure publicité, c’est encore un enseignant qui dit à un collègue: “Je l’ai utilisé, c’est formidable.”

Les enseignants soulignent que des fonctionnalités telles que le regroupement des réponses assisté par l’intelligence artificielle leur permettent de corriger plus efficacement, en moins de temps. Yves estime qu’avec Gradescope, ses collègues transmettent désormais leurs retours deux à trois fois plus vite. Il cite l’exemple d’un collègue qui a corrigé un examen de trois heures trente en une fraction du temps habituellement nécessaire.

Je pense que mes collègues refuseraient de se passer de Gradescope, ajoute-t-il. C’est un outil indispensable, qui permet d’automatiser la correction des examens manuscrits.

Je pense que mes collègues refuseraient de se passer de Gradescope. C’est un outil indispensable, qui permet d’automatiser la correction des examens manuscrits.

Yves Deville
Professeur d’informatique et conseiller du recteur pour l’université numérique
UCLouvain

Une dynamique collaborative au service de l’excellence et de la cohérence de l’évaluation
Avec Gradescope, les équipes de correction peuvent mieux coordonner leur travail et gagner en efficacité.

Des grilles d’évaluation collaboratives et dynamiques permettent aux équipes d’assurer une application cohérente des critères de correction et de les faire évoluer lorsque cela s’avère nécessaire. Yves en a fait l’expérience lorsqu’il s’est rendu compte, en cours de correction d’un examen, que sa grille était trop stricte. En la modifiant dans Gradescope, il a pu intégrer ce changement sans avoir à reprendre les corrections déjà effectuées.
Avec Gradescope, il est possible d’ajuster les critères en cours de correction, et le nouveau barème s’applique automatiquement à l’ensemble des corrections déjà effectuées, précise-t-il. C’est un vrai plus, qui apporte davantage de finesse à l’évaluation des examens.

Avec Gradescope, il est possible d’ajuster les critères en cours de correction, et le nouveau barème s’applique automatiquement à toutes les corrections déjà effectuées. C’est un vrai plus, qui apporte davantage de finesse à l’évaluation des examens.

Yves Deville
Professeur d’informatique et conseiller du recteur pour l’université numérique
UCLouvain

Les équipes peuvent aussi répartir la correction autrement, par exemple en corrigeant une même question sur l’ensemble des copies. Yves souligne que la correction horizontale proposée par Gradescope n’est pas seulement plus efficace: elle renforce aussi l’équité et l’impartialité de l’évaluation, ce qu’il était impossible d’assurer avec des copies papier corrigées de manière traditionnelle.

Des évaluations efficaces au service de l’enseignement

En simplifiant l’évaluation de questions ouvertes complexes, Gradescope permet à l’UCLouvain de mettre la correction au service de l’apprentissage. Alors que les QCM dissimulaient parfois des lacunes dans la compréhension des étudiants, les questions ouvertes, qui mobilisent davantage le raisonnement et l’analyse, mettent désormais en évidence des pistes concrètes pour renforcer leur accompagnement.

Avec Gradescope, il devient possible d’associer des QCM et des questions ouvertes qui se prêtent à une correction rapide, ce qui permet une forme d’évaluation plus aboutie et une appréciation plus fine des acquis des étudiants, explique Yves.

Pour Yves, le principal bénéfice de la plateforme réside dans ses retombées pédagogiques : une meilleure évaluation des acquis des étudiants.

Le plus important, c’est d’avoir une correction de meilleure qualité, affirme-t-il.

C’est essentiel, car l’évaluation fournit des repères clés aux enseignants comme aux étudiants; une compréhension plus fine des résultats permet aux enseignants d’ajuster et de personnaliser leur enseignement au plus près des besoins des étudiants.

L’expérience de l’UCLouvain avec Gradescope montre que, dans l’enseignement, la technologie ne relève pas du tout ou rien. Elle peut accompagner les modalités d’évaluation traditionnelles, plutôt que les supplanter, en offrant aux enseignants comme aux étudiants l’expérience souhaitée et les résultats attendus.

Nous sommes dans une logique d’évaluation hybride : nous continuons à organiser des examens manuscrits, tout en mobilisant des outils modernes pour gagner en efficacité. Gradescope apparaît comme une solution particulièrement bien adaptée à cette approche.

Nous sommes dans une logique d’évaluation hybride : nous continuons à organiser des examens manuscrits, tout en mobilisant des outils modernes pour gagner en efficacité. Gradescope apparaît comme une solution particulièrement bien adaptée à cette approche.

Yves Deville
Professeur d’informatique et conseiller du recteur pour l’université numérique
UCLouvain

Mission:

L’UCLouvain a pour mission de faire progresser les savoirs, de former les étudiants et de développer les compétences, en s’appuyant sur un engagement fort en faveur de la créativité scientifique et d’un enseignement de qualité. Elle a pour objectif de contribuer au bien-être de tous les citoyens en articulant recherche et enseignement au sein d’un écosystème structuré autour de sa communauté internationale, de ses pôles régionaux et de ses structures d’innovation, afin d’ancrer durablement son action au service de la société.